Mercredi 12 septembre 2007

gus-gus.gif  Des vocalises dignes de la dance des années 90, des sons blindés, torturés à la sauce islandaise pour une dynamique électro légère et audacieuse. Les performances de Gus Gus sont chaudes comme la braise. Ce groupe sort définitivement de l'ordinaire au même titre que Björk à la différence qu'ils réussisent toujours à nous faire vibrer et danser au fil des albums. Dernier album: Forever (Nocturne)

  The call of the wild

FIN DE CONCERT

 

Par Emilie Morvan
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Mercredi 22 août 2007
La scène Medusa du Festival Sziget à Budapest 2007 accueillait Skream, DJ Benga accompagnés du nonchalant MC Crazy D.  Une grosse salle chaleureuse, un public motivé, tout le monde avait le sourire et se laissait conduire par le remou des basses. Bravo!

Crazy D, Skream et DJ Benga




2 minutes de la soirée :


Par Emilie Morvan
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Mardi 21 août 2007
Interview avec une légende vivante 

Gwen McRae, la reine de la "Southern Deep Soul"

La chanteuse est née en 1943 en Floride. Dernière de cinq enfants, sa maman l'emmène à l'église tous les dimanches. Dès lors, elle se passionne pour le Gospel et chante dans la chorale. C'est aussi à l'église qu'elle est repérée et fait ses débuts dans des groupes locaux comme The Lafayettes ou The Independants. Difficile pour elle de franchir le cap de la musique Gospel à la musique Pop : "Je n'allait pas chanter dans les clubs en sortant de l'église. J'ai fait chaque chose en son temps".

Gwen & Georges
Gwen & Georges
Elle rencontre son futur mari Georges McRae, ensemble ils se produisent sous le nom de "Georges & Gwen". Ils sont vite repérés par Henry Stone, le plus grand distributeur de musique black en Floride et propriétaire de TK Records. Leur premier single"Three Hearts In A Tangle" sort en 1969. Gwen, entourée de son mari et des meilleurs producteurs, entame sa carrière solo avec son premier single signé sur Columbia “ Lead me on".

Quand à Georges McRae, il est propulsé au rang de star en 1974 avec le fameux single "Rock you baby". Un an plus tard, Gwen est nominée aux Grammy Awards avec son album "Rockin'Chair"(TK Records) qui grimpe dans les charts et se vend à des millions d'exemplaires. Pourtant, ce succès ne lui rapporte pas beaucoup d'argent.

Malgré son divorce et des ennuis financiers, Gwen se bat pour élever ses 2 enfants et continue de se produire dans les clubs. Avant que le l'empire de TK Records ne fasse faillite au début des années 80, Gwen enregistre les chefs d'œuvres "90% of me is you" et "All this love I'm giving".

Gwen McRae sans cesse redécouverte

En 1981, repérée lors d'un show case, elle signe avec Atlantic Records sur lequel elle sortira deux albums de soul enflammée, Gwen chante “Funky Sensation” qui devient l'instant favori des clubs et est classé dans les Charts. Au milieu des années 80, apparaît en Angleterre le phénomène "Rare groove"qui est l'équivalent U.S. du "Old School Revival". Les fans de soul music redécouvrent Gwen McRae, ce qui amène la chanteuse a réenregistrer "Funky Sensation" sur le label Rythm King en 1987. Rebaptisée par ses fans européens"The Queen of Rare groove", Gwen est étonnée de la popularité de ses singles "All this love that I am givin" ou "Keep the fire burning". Elle sort l'album en Angleterre "Girlfriend's Boyfriend" en 1996 incluant de nouveaux titres et de nouvelles versions de ses anciens succès.

Gwen McRae
Gwen McRae
Samplé et remixé dans le hiphop comme dans la musique club, le son de Gwen McRae se fait entendre lors de sets de DJs confirmés comme DJ Spinna et même DJ Krush.

"Sur scène , je suis la femme la plus heureuse du monde".

Avec une voix qui a gardé sa fraîcheur et une présence magique sur scène, Gwen McRae prouve à nouveau avec finesse et professionnalisme son statut de Reine de la Soul. C'est rare et ça groove !





Entre 2 concerts à Paris, j'ai pu rencontrer Gwen McCrae au siège de son label Hi&Fly sur lequel elle a sorti le " Live in Paris at New Morning " (Hi&Fly/Nocturne).
Entre difficultés de la vie et belles expériences de la scène, Gwen McCrae a toujours puisé sa force dans sa foi religieuse indissociable de sa passion pour la musique.

Avais-tu cette volonté de devenir chanteuse toute petite ?

La musique est venue à moi naturellement. Lorsque j'étais petite j'allais à l'église avec ma mère et je chantais le gospel. Je n'avais aucune idée du business de la musique et je ne faisais pas partie de ce monde. A aucun moment je me suis dit " Je serai une chanteuse célèbre plus tard ". De même que je n'avais jamais vraiment entendu parler de TK Records (ndlr : label sur lequel elle signe avec son mari George McCrae) avant que Betty Wright me repère en 1967. Je chantais à l'église, je n'étais jamais allé en club avant. La chance a fait que des gens importants se sont intéressé à moi. Betty, qui est devenue une soeur pour moi, faisait partie de la TK Family et Henry Stone était notre père à tous. J'ai été grâce à Dieu guidée dans la bonne direction et j'avais vraiment envie de travailler. Je n'ai jamais cessé de travailler.

Comment s'est fait la transition Eglise/Club ?

Très naturellement. C'est le même Dieu qui m'a fait chanter dans les clubs. Je chante des chansons d'amour qui transportent les gens. Peu importe le lieu où je chante, c'est de l'amour universel dont je parle. Ca ne me dérangeait pas de chanter en club. Au début, c'est vrai, j'étais impressionnée car je faisais partie du cercle particulier de l'église où ma mère m'accompagnait. Alors je me demandais si je me débauchais. Mais je me suis rendue compte que je touchais les gens de la même façon.

 
Quels ont été les pires sacrifices à faire pour continuer ta carrière ?

J'ai dû faire beaucoup de sacrifices et j'ai traversé beaucoup de difficultés. Cependant, ma foi m'a toujours aidée à continuer et à profiter de tout ce que Dieu m'a donné. Le business de la musique est un monde peuplé de requins et ma naïveté m'a souvent joué des tours. (NDLR : Gwen refuse de parler de son ex-mari et producteur George McCrae). Je pense toujours " Ca aurait pu être pire ". Je reçois tellement d'amour lors de mes concerts, je voyage et je chante. J'ai confiance en moi, chacun doit avoir confiance en soi et ne pas se laisser contrôler par les autres. Ma spiritualité m'a toujours aidée.


Comment vis-tu ton statut de légende vivante ?

Je suis à chaque fois agréablement surprise de l'intérêt que mon public me porte. La raison de cet engouement réside dans le fait que je reste fidèle à moi-même et je donne toutes mes émotions sur scène. Lorsqu'en Angleterre au milieu des années 80, le public m'a qualifié de " Queen of Rare Groove ", je ne savais pas ce que ça signifiait. (NDLR : Gwen éclate de rire). Mais on m'a expliqué ce qu'est le Rare Groove : c'est du groove qu'on a pas l'habitude d'entendre, qui monte à l'esprit et qui te rend heureux.
Dernièrement j'ai eu la chance d'être contactée par les producteurs de SOULPOWER (NDLR : compagnie basée à Hanovre en Allemagne) qui me font tourner avec des musiciens fantastiques .

Quels sont les jeunes artistes que tu aimes?

J-Lo, j'aime son style, Mariah Carey, Usher…mais je ne suis pas vraiment au courant de la scène actuelle. En général, j'aime les vrais " performers ". Ceux qui restent sincères dans leur démarche.


Emilie Morvan - vendredi 10 mars 2006
Par Emilie Morvan
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Mercredi 25 juillet 2007

 

The Nextmen> High score

Par Emilie Morvan
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Mercredi 25 juillet 2007
Par Emilie Morvan
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Lundi 23 juillet 2007
Pour ceux qui ne connaissent pas encore THE PROCUSSIONS 
 




Ils ont tourné avec The Roots en Novembre dernier aux Etats-Unis, ils sortent bientôt leur nouvel album "5 sparrows for 2 cents" sur Rawkus mais ça fait longtemps qu'ils font du bon hip hop jazzy, engagé et spirituel. Habitués des battles de leur ville Colorado Springs, ils ont à leur actif un album "...As Iron sharpens iron" sorti en indé. J' ai retrouvé ces provinciaux du hip hop ricain en tournée avec leurs homologues français d'Hocus Pocus.

Pouvez-vous me raconter vos débuts dans la musique ?

Stro
Stro
Stro : C'était au milieu des années 90, il y a une dizaine d'années à Colorado Springs. Il y avait quelques clubs et des musiciens de Hip Hop et breakdancers dans notre petite ville du Colorado. J'étais avec Res et son cousin dans une crew et Jay était dans la crew adverse. A force de faire des battles ensemble, on a sympathisé et on a commencé à danser et faire de la musique ensemble.

Quand est-ce que le projet Procussions est devenu sérieux ?

Stro : Sûrement après que Jay soit parti faire quelque chose qui s'appelle le Miracle et après que je sois parti voir ma famille dans le Wisconsin pour une longue période, nous sommes revenus ensemble à Colorado Springs. C'est à partir de ce moment que nous nous sommes sérieusement consacrés à la musique, en 1996 à peu près.

Vous êtes allés à Los Angeles vous professionnaliser, pourquoi Los Angeles et non New York ?

Res
Res
J. : New york reste New York avec ses spécialités underground. L.A. est la capitale de l"entertainment" et elle représente un point de ralliement pour le Hip Hop. Par exemple, peu d'artistes du hip hop West Coast viennent sur la East Coast en comparaison avec les artistes de la East Coast qui finissent toujours par rappliquer à Los Angeles.

Ce n'était pas trop difficile d'arriver à Los Angeles ?

Res : Non c'était une bonne chose, on a fait notre propre musique et on sonnait comme personne. On est resté fidèles à nos origines et les gens ont apprécié.

Stro : c'était quand même difficile car dans le Colorado on avait l'habitude de faire plein de concerts avec un super public. A Los Angeles, il y a plus de clubs, de musiciens, plus de tout, donc plus de pression. La scène hip hop est très développée et on a dû se professionnaliser.

Ceux qui vous connaissent bien vous comparent aux meilleurs groupes de hip hop comme De la Soul, The Pharcyde, comment expliquez vous votre statut encore underground ?

Jay
Jay
J. : Tu sais, lorsqu'on est un groupe de hip hop du Colorado, on a pas forcément les ficelles pour réussir à signer sur un gros label, tu harcèles les directeurs artistiques de maisons de disque et tu peux attendre des années avant qu'ils te remarquent où qu'ils te répondent.
D'une part, on ne fait pas tellement confiance aux labels, d'autre part, on avait envie de sortir rapidement notre premier album "...As Iron sharpens Iron". C'est pourquoi on a créé notre propre label et sorti l'album avec nos petits moyens d'où notre statut Underground.

Vous sortez bientôt un album sur Rawkus ?

Oui, début 2006 sort "5 Sparrows for 2 cents" ; Cet album contient vraiment toutes nos influences rock, jazz et les textes sont vraiment travaillés dans le sens où l'on prend nos responsabilités lorsqu'on parle au public sur des questions sociales ou spirituelles.
Les gens de Rawkus ont été enthousiasmés par notre musique c'est pourquoi on sort l'album chez eux mais on hésitera pas à revenir à nos propres moyens si la tournure des choses ne nous convient pas.



Emilie Morvan - mardi 24 janvier 2006
Par Emilie Morvan
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Vendredi 20 juillet 2007

Remixed in a french drum'n bass party or in a supermarket in London, you could have heard Mis-Teeq...

”We try to do two garage mixes and two R&B mixes,” says Sabrina. “Because there’s hard hip-hop R&B and then people who listen to old skool R&B, then there’s dark garage and uplifting vocal garage, so we try and cater for everyone.”

                                                 
"All I want" is a record deal

The track is also about the struggles we went through to get where we are,” adds Sabrina. “A lot of people think that Mis-teeq happened overnight, but it didn’t. There were times when I didn’t have a pound in my pocket and Alesha found it hard coming up from Welwyn to get into London and she didn’t have no money.”

  The video "All I want":

Par Emilie Morvan
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Lundi 16 juillet 2007

Un petit aperçu du concert lors de leur venue au Réservoir à Paris le 2 Juillet 2007.
Loin des rockeurs minets d'aujourd'hui, ils n'ont pas de grosse frange mais tout simplement la classe et une énergie sauvage ... Yeah.

http://myspace.com/thecraftmenclub

 

Par Emilie Morvan
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Lundi 16 juillet 2007
PUBLIC ENEMY
Rencontre avec Chuck D et compagnie à Paris le 3 Avril 2007


On ne peut pas qualifier cette interview d'exclusive. En effet, il y a du monde dans la salle de conférence du Holiday Inn porte de la Vilette quelques heures avant le concert. 2 à 3 grosses caméras braquées, une trentaine de journalistes, caméras, micros, mini-disc et autres... Ici présents : Chuck D, Professor Griff qui arrive un peu en retard, et en invité : Archie Shepp saxophoniste et l'un des fondateur du free jazz qui fête ses 70 ans. Olivier Cachin (journaliste et historien du hip hop) nous fait l'honneur de faire la traduction. Un dialogue chaleureux s'instaure et Chuck D n'attend pas les questions pour s'exprimer. (Il commence à nous prendre en photo car sa maman n'a pas voulu croire qu'il donnait une grosse conférence de presse avec plein de journalistes.)

 




Réflexions sur le hip hop

Chuck D : Le hip hop c'est censé être un sentiment chaleureux, c'est ça la culture. La musique est importante car elle est la vérité.
Pour Al green c'est l'amour et le bonheur, pour Afrika Bambaataa c'est l'amour la paix, l'unité, l'envie de s'amuser. Et il faut garder ça en tête, se battre pour l'amour!
Quand on étudie la musique on sait ou on se dirige et à qui on parle. L'amérique a un problème avec l'histoire, le temps et la géograhie .L'histoire est très importante.
Il faut savoir être humble. Les américains ne sont pas très forts pour ça surtout les New Yorkais qui pensent que le monde tourne autour d'eux…"

Archie Shepp (ndlr : qui s'exprime en français !) : Le rap a une vraie fonction aux Etats-Unis, les premiers rappeurs étaient des rebelles, ça vient de l' Afrique et c'est très politisé. C'est important de parler des gens à qui on a enlevé la langue d'origine.

Pensez-vous toucher les nouvelles générations ?

Chuk D
Chuk D
Chuck D : Quand les gens ont quarante ans et qu'ils font des disques pour des gamins là c'est un problème (rire)…
Les jeunes veulent grandir et ils écoutent ce qu'ils ont envie d'écouter, si on essaie de s'approprier les jeunes c'est du viol… Un show de Public Enemy, c'est The Roots qui rencontre Rage Against The Machine qui rencontre Run DMC.
Le blues le jazz et le rock ça vient de la créativité du peuple noir. La culture c'est quelque chose qui rassemblent les gens et qui enlèvent leurs différences…


Professor Griff :Notre perspective n'est pas respectée aux Etats-Unis, voici un livre hip hop decoded écrit par The Black Doc, le hip hop de ses origines jusqu'à la matrice, c'est un des livres les plus puissant écrit de l'intérieur et pourtant il n'y a aucun distributeur qui le diffuse et le traduit à travers le monde, on se demande pourquoi ? Cet ouvrage décrit les 10 premières années du hip hop. Les jeunes qui écoutent du hip hop maintenant n'ont pas idée de ce qu'il ya dans ce livre. Sinon il y a notre BD "Public Enemy" qui permet aux jeunes de comprendre le hip hop.

Chuck D :La scène Hip hop est puissante en France avec ses propres mots, je voudrais savoir si le rap français a surplombé le rap américain ?

Journalistes : Oui pour certaines personnes qui comprennent mieux le français que l'anglais, les ados par exemple.

Chuck D : OK... c'est normal car on se rattache aux mots. Nous, on encourage tous les pays à avoir leur propre scène hip hop. Les rappeurs du futur sont multilingues.

 



Les jeunes sont très influencés par le rap bling bling, meufs, guns et voitures, quel est votre opinion là-dessus?

Chuck D : On doit construire d'abord ce qu'il y a à l'intérieur, l'extérieur vient après. Les gens doivent comprendre cela.

Professor G: On vaut plus que ce qu'on porte, c'est important.

Chuck D : Il est bon de préciser que l'argent ne peut pas être votre dieu, ok tu bosses tu fais ta musique, mais ta passion ne doit pas être motivée par l'argent. Premièrement car il y a beaucoup de racisme dans les rapports d'argent. Nullepart dans le monde on peut prendre un billet avec un homme noir dessiné dessus et l'échanger à sa valeur égale contre un billet avec un homme blanc dessus.

Avez-vous de nouveaux projets?

Archie Shepp
Archie Shepp
Chuck D : Oui il y a différents projets, "Tribute to James Brown" en sortie chez Nocturne, Professor Griff a un projet "7th octave" qu'il travaille en studio.
Sur scène on dit à notre groupe de mouiller le maillot, la performance c'est l'effort.
On n'est pas du style à faire trois quarts d'heure de show et partir comme des voleurs.
Jam Master Jay, c'est un grand DJ . Etre DJ c'est respecter la musique que tu passes, tu peux faire une soirée et passer de morceaux de ton Ipod sans savoir quoique ce soit sur les morceaux que tu passes. Un Dj ça se respecte pour sa connaissance des musiques qu'il passe…
Terminator X qui était Dj de Public Enemy pendant 10 ans a suivi cette tradition et DJ lord maintenant reprend le flambeau.


Est-ce que vous avez tourné sur le continent africain ? Est-ce que vous êtes au courant de ce qui se passe là-bas?

Chuck D : L'Afrique est un gros continent. On a fait quelques tournées là-bas, on essaie d'y aller avant MTV. C'est important en France que les rappeurs gardent leurs racines africaines et rendent hommage à leurs familles.

Professor Griff : Les Etats Unis ne nous aident pas à aller en Afrique, on a besoin d'un CV, d'un agenda, on veut éduquer les gens. Déjà en Russie je me suis fait jeter à la frontière à cause de mon passeport…

Chuck D: Nous en tant que gens de couleur, on le remarque quand on traverse le monde, on a toujours besoin de se battre pour exister. C'est comme si l'on construisait une famille et qu'on se faisait virer de la maison, alors on se demande : qu'est ce qui se passe ?


Professor Griff: La Révolution c'est un processus et quelqu'un a dit : Si la révolution ne peut pas être pacifique cela ouvre le chemin à la révolution violente.


Question à Professor Griff :Quelles sont tes relations avec les médias américains après l'histoire que tu as eu avec eux? (ndlr: En 1989, Professor Griff a été accusé d'antisémitisme suite à des propos tenus…)

PG : J'ai jamais eu de relations avec les médias, je n'ai eu de relations qu'avec ma femme (rire).
C'est pas moi c'est Public Enemy qui est venu avec quelque chose de peu orthodoxe. Je m'attend pas à ce que la presse comprenne ce que je fais car nous, on est pas le genre de groupe qui va en studio, fume un spliff et écrit des paroles comme ça… Moi j'ai pas de relations avec la presse , est-ce que la presse à des relations avec le hip hop ? Nous on a besoin de comprendre la position de la presse.

Professor Griff
Professor Griff
CD :Les gens de la presse aux Etats-Unis sont surpris de savoir qu'il ya des noirs en France et même au Brésil.
Ce qui arrive aux noirs n'est pas toujours sur les grandes chaînes.
Flavor Flav, il fait un show TV avec des nanas, lorsqu'il a fait cette chanson sur le mec qui s'est fait tiré dessus, personne ne l'a écouté. Le hip hop ce n'est pas juste ce que l'on voit et ce que l'on entend, il faut aller plus loin que ça. La télé ce n'est pas toujours la meilleure façon de savoir ce qui se passe…

Est-ce qu'il a des gens qui continuent la lutte de Public Enemy "Fight the power" ?

PG: Il y a une scène underground mais on ne la voit pas forcément, et les artistes n'ont pas forcément envie de se faire connaitre. C'est une autre fréquence qui reste branchée en parallèle.
Ça demande des efforts de rester fidèle à cette alternative.
Le hip hop c'est la voie des sans voix.
Il ya des batailles internes à livrer. Plus on donne plus on existe, on est responsables, les écritures le disent …sans vouloir être religieux…C'est la vérité, comme dit Mobb deep : "il y a une guerre dehors et personne n'est à l'abri."

CD : Nos efforts doivent aller au delà des mots, car les mots décrivent mais n'agissent pas.

 



Question à Archie Shepp : Qu'est ce que ça représente pour vous d'être avec Public Enemy ce soir ?

A.S : Je suis très fier car ils ont l'esprit de Coltraine et Ellington, ils parlent de régions, des gens, des SDF, je suis très content et c'est un privilège pour moi de jouer avec eux ce soir.
Ils viennent de la rue ils parlent contre le racisme des peuples ils véhiculent un message c'est très important.

Yo, et un petit bout du concert au Zénith filmé en scred...

 



Emilie Morvan - mercredi 23 mai 2007


Par Emilie Morvan
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Lundi 16 juillet 2007
ISWHAT
Interview  
Au square à Gambetta le 7 Juillet 2007
Interview avec Napoleon Madox
Venus de Cincinnati, les musiciens de ISWHAT ont chauffé le Café des sports à Ménilmontant le 1er Juillet. Cela fait déjà 10 ans que le MC Napoleon Madox et le Jazzman Jack Walker ont décidé de réunir leurs talents dans un projet Hip Hop jazz. Après un premier album "You figure it out" , ils reviennent en force avec "The life we chose" album plein d'énergie. Toujours entourés de musiciens très forts, Iswhat est un groupe engagé mené par le flow de Madox, MC human Beat Box que j'ai rencontré...

 

 
Quelles sont tes premières influences, qu’est-ce qui t’a donné l’envie d’écrire des textes et de faire du Rap ?
 
J’ai commencé à écrire de la poésie très tôt, j’avais 7 ans.
Je me rappelle du premier tube hip hop qui m’a marqué « Jam on it » des Newcleus, un groupe de New York. C’est le plus vieux tube dont je me rappelle. Ensuite j’ai écouté Afrika Bambaataa, The Fat boys, Run DMC , Curtis Blow.
 
A ce moment là, j’allais à l’église et le prêtre faisait ses serments, c’était un peu du slam, de la poésie, du rap ça m’a beaucoup marqué tout comme les chœurs gospel liés au jazz et au blues. Tous ces éléments font partie de mes influences. La musique que je fais maintenant c’est une connexion entre toutes les musiques noires.
 
Comment as tu commencé à faire de la scène ?
 
J’ai commencé à faire des performances de poésie dans l’Ohio, le Kentucky tout seul ou avec des amis. IL n’y avait pas de club hip hop à proprement parlé à l’époque, donc j’ai fait différentes sortes de concerts et représentations dans les festivals, dans la rue, dans les cafés. J’ai exploré différentes sortes de musique jazz, hip hop, funk. J’ai appris qu’il a plusieurs jazz. Iswhat ne colle pas à une étiquette en particulier. C’est pourquoi nous jouons dans toutes sortes d’endroits.
 

 





Comment est la scène hip hop à Cincinnati ?
 
Avant il y avait un seul club de hip hop très connu où tout le monde se rencontraient le week end, DJ crew jouait souvent là bas, maintenant les clubs changent et il y en a pour tous les goûts.
 
Il y a pas mal d’acteurs de la scène hip hop qui viennent de Cincinnati.
Je peux citer G fresh, il a aidé à développer Scribble Jam à Cincinnati. Scribble Jam est un festival de hip hop très célèbre aux Etats unis et qui réunit des artistes du monde entier. Des compétions de B-Boy, graffitis, MC’s, DJ’s y sont organisées ainsi que des concerts. C’est assez énorme, l’an dernier on avait Big Daddy Kane, Brand Nubians, Brother Ali et bien d’autres.
D’autre part à l’époque, il y avait Butch Gibson qui était une personnalité dans le monde de la radio, il passait une sélection de hip hop indépendant (Boggie down production, Black Sheep…) Et surtout il diffusait des artistes locaux. Il a été mon mentor pour la radio. Sinon on peut citer  DJ Hi-Tek qui a travaillé avec Talib Kweli, Mos Def, The Game, Dr Dre, G Unit.
 
 
Dimanche dernier je vous ai vu en concert au café des sport à Ménilmontant, vous avez l’air très à l’aise dans les petits endroits comme celui-ci, vous préférez jouer dans les petites salles ou sur les scènes plus importantes ?
 
Nous préférons jouer là où sont les gens tout simplement. Ce qui était bien lorsqu’on a joué avec The Roots ou Saul williams c’est que les gens qui ne nous attendaient pas étaient enthousiastes et c’est flatteur lorsqu’on plait au public des artistes qu’on admire. Je me rappelle d’un concert fabuleux avec KRS One dans le Kansas.
 
KRS one est engagé, votre groupe est engagé, les groupes engagés deviennent de plus en plus rares, est-ce que vous vous considérez underground ou sur une scène parallèle ?
 
Tout ce qui est underground peut devenir mainstream
Il y a beaucoup de groupes underground sans labels et sans managers, maintenant avec Myspace, les réseaux internet, le monde de la musique a changé. Je connais Brouther Ali, Soul scientific, Saul Williams qui sont engagés et connus. Nous (Iswhat) sommes underground parce qu’on ne passe pas sur les radios commerciales.
Ll cool J est toujours engagé même si on peut le considéré faisant partie du Mainstream. Nous sommes tout d’abord artistes, après si ça marche pour nous tant mieux.
 
Peux-tu nous parler de votre album « The life we chose » ?
 
Cet album parle d’une histoire dans laquelle tu peux t’immerger et dont tu peux t’imaginer les images. Certains titres de l’album sont interprétés uniquement par la voix, la basse et le sax alors que d’autres sont agrémentés de sonorités électro. Il y a beaucoup d’intervenants et qui apportent leur façon de faire de la musique. C’est une histoire musicale mais aussi l’histoire des personnages qui animent cette musique, l’histoire de notre combat d’où le titre «  The life we chose ».
 
Comment tu as rencontré Jack Walker (jazzman saxophoniste de Iswhat) ?
Nous avons joué ensemble à des festivals, des concerts, et dans les rues de Cincinnati et au bout d’un moment, nous est venue l’envie de faire un vrai projet ensemble.
 
Vos projets ?
 
Nous travaillons sur un nouvel album, les tendances seront toujours free jazz et hip hop. . Nous travaillons avec d’autres producteurs qui sont très enthousiastes. Nous espérons encore revenir en tournée en Europe.
 
 
 
 
 
 
 
Par Emilie Morvan
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